Bientôt 39 ans, presque 100

La page couverture l’annonce: il s’agit d’un récit. Comprendre que ce n’est pas un roman. Le récit d’un homme de bientôt 39 ans qui n’aime pas la vie.

Il n’y a pas vraiment d’histoire à résumer, il s’agit d’un recueil d’impressions s’étendant sur quelques annèes. A priori, je n’avais pas très envie d’y plonger. J’avais beaucoup lu dans les derniers mois quant à la perte de repères des hommes québécois et c’est vrai que, bof… Mais je dois avouer qu’ici on est ailleurs. S’il y a quelque chose qui ne cloche pas avec Fred Dompierre, c’est qu’il ne semble pas avoir trop de mal à rencontrer des femmes et à s’y attacher. A part cela, tout va mal… Chroniques d’un immense mal de vivre. Et il n’y a ni réel début, ni réel fin à ce récit. Ne cherchez pas de rédemption… si, peut-être un peu dans le cynisme qui, en faisant rire, sauve parfois un peu la vie.

J’avais lu que la structure était celle d’un journal. Pour ma part, j’ai tout de suite pensé au blogue: ici je raconte mon mal de vivre, là je m’étends sur l’abracadabrante soirée de la veille, le lendemain je gueule un peu contre les Etats-Unis ou le Dr Chicoine (HI-LA-RANT).

C’est bien écrit, parfois touchant, parfois drôle. Parfois lassant aussi. Souvent triste (et moi qui craque toujours pour les hommes tristes, ben, voilà, j’ai été touchée…). Je me suis quand même posée quelques questions, malgré mon émotion, sur la pertinence de publier un tel récit à la fois universel mais finalement assez banal… je n’ai pas trouvé de réponses.

Critique formelle: il y a ici et là des sauts temporels dans la narration du récit qui m’ont agacés. La majorité du temps il semble écrire après les événements comme dans un journal et, soudain, on tombe au présent comme s’il écrivait sur le champ… Par exemple, en page 124, il n’est pas clair si le récit qui nous est conté est au présent ou au passé. La fille « s’appelait Jackie » et « avant que Jackie et moi n’allions nous allonger, elle a pris le temps… ». Mais deux lignes plus loin l’auteur écrit parlant de la même situation: « Je suis bourré… et il y a, devant moi, une fille… ». Alors elle s’appelait mais elle est encore là quoi…

1 Commentaire

  1. Hum… impression assez ambiguë en lisant ton commentaire. Vraiment pas certaine que j’embarquerais là-dedans.

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