
Par hasard… rue Saint-Denis
Stella est une jeune femme dans la vingtaine, étudiante en danse,
plutôt indépendante. Elle n’a que très peu connu son père, occupé à
mener une vie parallèle après un divorce comme tant d’autres. Un jour,
il décide de renouer les liens et offre à sa fille un abonnement au
théâtre en cadeau d’anniversaire: cinq soirées à partager, cinq
occasions de s’apprivoiser de nouveau, cinq moments qui ponctueront
cette année de façon particulière. L’idée était relativement séduisante
et suffisamment riche pour inciter Chloé Varin, jeune auteure de 22 ans
qui complétait en 2006 un certificat en création littéraire, à y puiser
le matériau son premier roman.
On apprécie l’incursion dans le
monde du théâtre, les rebondissements de cette relation alambiquée qui
finit par s’épanouir, presque malgré les principaux intéressés. Les
effluves pas trop lointains de la chick lit
titillent, mais sans trop agresser. Les 128 pages de ce court roman se
dévorent d’une seule bouchée. On aurait peut-être souhaité que la
psychologie des divers personnages ait eu plus de temps pour
s’épanouir, qu’un peu plus de chair ait été laissée autour de l’os, que
les réflexions sur le théâtre aient pu contenir plus de substance,
qu’on comprenne un peu mieux les motivations de l’abandon puis du
regret du père mais les personnages sont plutôt attachants et les
dialogues rondement menés. Un parcours à surveiller…
Paru aux Éditions Stanké en mars 2008.


Gut!