
La foi du braconnier
Après une tentative de suicide, Marc retrace le chemin qu’il a suivi en pick-up à travers l’Amérique, parcours qui l’a amené ensuite à s’engager dans une relation amoureuse et à devenir plus »responsable », selon les critères de notre société.
Le narrateur s’interroge particulièrement sur la nature : végétale, animale, humaine. Qu’est-ce qui nous dictingue des animaux et quels sont nos points communs? Que nous reste-t-il de nos comportements ancestraux, qu’est-ce que l’amour de nos jours, et l’espoir? Marc est en quête de sens, il est amer et s’insurge contre la société en général. Il prend la fuite sur la route ou dans le bois, il tue des bêtes, les dépèce et les mange. Et s’il a parfois le choix de tuer légalement, il choisit de braconner. Il cherche des réponses du coté de la religion et de l’art, mais c’est l’amour qui lui répond : « Quand je pense à elle en silence, elle remplace mille fois mieux la prière. »
J’ai aimé les phrases courtes, les constats parfois percutants de ce roman au goût relevé de sang palpitant qui m’apparaît très masculin dans son propos, ainsi que la fin en boucle : retour au point de départ. La vie, la mort, en un cercle : « Un animal blessé retourne toujours d’où il vient. Il se replie sur ses derniers pas. »

