
Rivière Mékiskan
Avec ce premier roman, Lucie Lachapelle touche à un sujet sensible : l’alcoolisme, la déchéance et la détresse des Amérindiens. De façon simple, mais directe, l’auteure réussit à bien expliquer cette réalité, sans toutefois pointer du doigt. Alice, le personnage principal, décide de retourner dans son coin de pays, Mékiskan, afin de pouvoir enterrer les cendres de son père amérindien, décédé sur un banc de parc, par cause d’alcoolisme. Alice découvre alors un endroit dont les souvenirs datent de son enfance. Autre que les traditions dérangeantes par moments, Alice fera la connaissance d’une vieille tante attendrissante malgré un côté rabougri et d’un peuple accueillant. Alors qu’elle voulait en finir rapidement avec l’enterrement de son père, la jeune femme prend la décision de rester et de faire le point sur ce côté abstrait de sa vie.
L’auteure a déjà traité du propos dans son documentaire La rencontre (ONF, 1994) et le connaît bien. Elle a bien choisi ses mots pour parler d’un sujet parfois lourd, parfois émouvant. On termine la lecture de ce livre avec un bagage culturel plus grand et un amour pour ces gens qui vivent une réalité dure, sans toutefois en avoir le choix. Un livre à lire dans un moment où la vie nous donne un répit.
Bibliographie
Rivière Mékiskan
Lucie Lachapelle
Éditions XYZ, 2010
156 p.
Site de l’éditeur : http://www.editionsxyz.com

