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	<title>La Recrue du Mois</title>
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	<description>Vitrine des premières œuvres littéraires québécoises</description>
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		<title>Arvida coup de coeur Renaud-Bray</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 23:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redacenchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles et actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[On a annoncé lors d&#8217;une soirée-bénéfice visant le soutien d’organismes culturels québécois le nom de l&#8217;auteur qui devient le premier prix Coup de cœur Renaud-Bray: Samuel Archibald, auteur du premier roman Arvida. Il reçoit une bourse de 20 000$. Rappelons que le livre est également en lice pour le Prix des libraires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a annoncé lors d&#8217;une soirée-bénéfice visant le soutien d’organismes culturels québécois le nom de l&#8217;auteur qui devient le premier prix Coup de cœur Renaud-Bray: Samuel Archibald, auteur du premier roman <em>Arvida</em>. Il reçoit une bourse de 20 000$. Rappelons que le livre est également en lice pour le Prix des libraires.</p>
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		<title>Une nouvelle voix poétique</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine Champagne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yara El-Ghadban]]></category>

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		<description><![CDATA[Yara El-Ghadhan signe un premier roman savoureux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui aime le dépaysement et une langue poétique pour exprimer la couleur des choses sera servi par ce premier roman de la Libanaise d’origine Yara El-Ghadran, <em>L’ombre de l’olivier</em>, qui se déroule essentiellement à Dubaï. C’est là que se retrouvent certains membres d’une famille maintenant dispersée alors que d’autres n’ont pu partir, retenus dans un camp au Liban, réservé aux Palestiniens.</p>
<p>C’est Yuryur, dix ans, qui relate au « je » l’aventure de sa famille, ses espoirs comme ses joies, ses peurs comme ses rires, alors que veille sur elle l’Oiseau à qui elle se livre, usant pour ce faire d’images teintées d’imaginaire et de rêve pour débanaliser des détails qui, aux yeux des grandes personnes, semblent n’avoir que peu ou pas d’intérêt.</p>
<p>Yuryur a donc les pieds bien ancrés dans le réel, même si elle n’est pas à même de saisir la complexité de la situation politique qui les a menés, elle et les siens, en exil. Mais elle a, en même temps, la tête dans les nuages, comme la majorité des fillettes de son âge, qu’elles soient choyées par la vie ou aux prises avec la guerre, la maladie ou la plus grande pauvreté. C’est le propre des enfants de dédramatiser les choses graves et de dramatiser ce qui ne l’est pas. Yuryur ne fait pas exception.</p>
<p>Personnage attachant, elle séduit le lecteur, si bien que je me suis laissée prendre par cette histoire parfois un peu brouillonne, parce qu’on ne saisit pas toujours qui est qui, pourquoi l’un est là et l’autre pas, et où l’on s’en va. Mais sitôt qu’on accepte de ne pas tout comprendre, qu’on fait abstraction de maladresses notamment dans la conjugaison, on se laisse emporter par les saveurs des mets, l’océan, quelques coquillages et le regard d’un cousin.</p>
<p>Et même si la guerre est là, si la mort rôde ou emporte des êtres chers, la vie est plus belle et plus forte que tout. Tel est, peut-être, le message de Yuryur à ceux d’ailleurs qui posent un regard sur cette portion du monde qui voudrait tant connaître la paix.</p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>Yuryur et l’oiseau</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Mailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yara El-Ghadban]]></category>

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		<description><![CDATA[Un récit émouvant, poétique et touchant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À travers le dialogue avec son oiseau, entourée de musique et d’histoires, Yuryur traversera autant les épreuves « ordinaires » de la vie que celles qui ne devraient jamais avoir lieu. En lui parlant, elle osera rêver, réfléchir, dénoncer les contradictions et les malheurs de son monde.</p>
<p>« Tout cela me confond, Oiseau. J’aurais aimé survoler ces détails aussi aisément que tu planes dans le ciel. Capter d’en haut le monde entier, son histoire et la mienne aussi. Dire qui je suis en une phrase, sans virgules, ni détours.</p>
<p>Tu habites les frontières comme j’habite à l’horizon des horizons. C’est à la fois un sort et une bénédiction. »</p>
<p>Qu’est-ce que veut dire être palestinienne? Comment porter une nationalité qui nous paraît aller de soi, mais qu’on n’a jamais choisie? Comment recoller les morceaux brisés qui semblent constituer notre histoire? Comment réagit-on quand, tout à coup, la guerre et le racisme deviennent pour nous plus que les mots des autres? Comment faire pour grandir, malgré tout?</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>À l’ombre de l’olivier</em> ressemble à un rite de passage. Celui de la quête identitaire, de l’inévitable adolescence et de la confrontation à l’inadmissible. Le texte, très imagé, commence tout en douceur pour bien camper les prémices du drame proposé. Il est si riche en sons, en rythmes, en odeurs et en images qu’on se croirait souvent sur place, que ce soit dans le bol de <em>labneh</em> à la table du déjeuner ou encore au sommet d’une baleine sur le bord de la mer.</p>
<p>Les dialogues entre Yur et l’oiseau restent à mon avis la plus grande réussite de ce premier roman, car ils rendent le récit très vivant. Ils donnent plus de réalité aux questions et à la révolte de Yur.</p>
<p>« La guerre n’a pas d’imagination. Tout ce qui commence mal, finit mal. C’est tellement prévisible! »</p>
<p>Un récit émouvant, poétique et touchant.</p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>Les nuages de l&#8217;enfance</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rachel Bergeron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yara El-Ghadban]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand les notes d'un clavier font s'arrêter la guerre, mais que celle-ci fait taire la musique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De Dubaï à Beyrouth, l&#8217;été 1982. Yuryur est une enfant de dix ans, prise comme tous les Palestiniens dans une guerre qu&#8217;elle ne comprend pas, qu&#8217;on refuse de lui expliquer et dont elle aimerait ne pas connaître l&#8217;existence. Yuryur a, par-dessus tout, le grand désir de rester vierge aux horreurs de la guerre.</p>
<p>En se plaçant dans la peau d&#8217;une enfant, Yara El-Ghabdan évoque la guerre dans ce qu’elle a d’insensé et d’incompréhensible. Une guerre qui malgré tout prend aux tripes et attrape quand on s&#8217;y en attend le moins. Dans<em> L&#8217;ombre de l&#8217;olivier,</em> la guerre est un cadre au travers duquel la liberté trouve toujours sa place. Au creux d&#8217;un lit douillet, dans le bal qui se tient dans la cuisine familiale à l&#8217;heure des repas, dans lequel les ingrédients jouent de leur odeur comme d&#8217;un instrument de musique, la vie persiste, plus forte que tout. C&#8217;est une première histoire d&#8217;amour, fluide comme une ligne pointillée, aux teintes rouges de la gêne quand le cœur sourit et au pesant silence de l&#8217;absence quand les feux d&#8217;artifice se transforment en coups de fusil.</p>
<p>C&#8217;est un roman des cinq sens, qu’on lit avec les oreilles quand le peep-peep d&#8217;un klaxon retentit ou que la mélodie d&#8217;un clavier Casio nous amène à Dubaï ou partout ailleurs.</p>
<p>L&#8217;eau de la vaisselle chante et c&#8217;est au travers de cette poésie que l&#8217;on vit avec autant d&#8217;intensité la résistance des réfugiés ou le drame des premières menstruations de Yur.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une famille, à travers la voix d&#8217;une petite fille. pas si petite. qui parle à un oiseau comme elle s&#8217;adresse à ce qu&#8217;il lui reste d&#8217;enfance et d&#8217;innocence, dans une allégorie efficace. « Dans la guerre, les enfants meurent en premier. Leurs rêves sont enrobés de blanc et enterrés. Plus rien ne m&#8217;effraie. Je ne crains ni la fin, ni le feu » (p.183)</p>
<p>La poésie devient le rythme d’un refrain répétitif. Les bras s&#8217;agitent dans tous les sens dans un appel à l&#8217;aide et une grande fierté identitaire.</p>
<p>Et pourtant, je suis déçue. Je n&#8217;aime pas être prise par la main quand je lis. Je veux qu&#8217;on me lance dans un univers que je ne connais pas et qu&#8217;on me fasse confiance pour m&#8217;y débrouiller. J&#8217;aime être déstabilisée et ce qui m&#8217;a frappée en lisant la dernière page de <em>L&#8217;ombre de l&#8217;olivier,</em> c&#8217;est que je ne l&#8217;ai pas été. Le roman manque d&#8217;audace et de nuance. J&#8217;aurais voulu qu&#8217;une touche de glauque vienne se mélanger au beau, qu&#8217;un peu de névrose chez les personnages me fasse percevoir les racines souterraines de ces fleurs qui poussent. Un peu trop de blanc et de noir, pas assez de gris. Des méchants et des gentils. Mais après tout, c&#8217;est peut-être cela, écrire au travers les yeux d&#8217;un enfant.</p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>Un regard différent</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Lavoie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yara El-Ghadban]]></category>

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		<description><![CDATA[Lumineux, mais inégal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce joli roman, on s&#8217;éloigne enfin des clichés et lieux communs palestiniens. Ici, il n&#8217;est pas uniquement question d&#8217;<em>intifada</em> et autres soubresauts politiques, mais aussi de l&#8217;histoire d&#8217;une famille aisée et éduquée de la diaspora palestinienne.</p>
<p>La narration revient à Yuryur, une enfant d&#8217;à peine 10 ans. Quand on laisse les enfants s&#8217;exprimer, on a souvent droit à des propos somptueux et criants de vérité. La poésie dont fait preuve la petite Yuryur et son regard sur sa jeune existence sont d&#8217;un charme fou. On aime, d’abord, la manière dont elle relate sa vie d’enfant : la musique, la poésie, ses premières amours, la puberté qui s’installe peu à peu.  Déjà enfant, elle sait qu’être palestinienne fait d’elle quelqu’un de différent, mais ne comprend pas pourquoi. Son regard sur la guerre, les camps, les réfugiés est éclairant. La Palestine qu’elle connaît n’est pas uniquement celle de la guerre, des camps et des réfugiés : c’est aussi celle de sa famille, de la nourriture et des fêtes.</p>
<p>Si ce choix narratif permet une grande lumière, il peut également expliquer que le récit soit parfois décousu et fragmenté.  La chronologie est respectée, mais l’auteure accorde parfois trop d’importance à certains passages de l’histoire alors qu’elle aurait pu développer certains événements.  De plus, la voix d’une enfant n’est pas toujours qu’un vent de fraîcheur.  Si le quotidien et les pensées d’une enfant sont révélateurs, ils peuvent également être redondants et quelque peu ennuyeux pour le lecteur adulte.</p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>Yara El-Ghadban &#8211; L&#8217;ombre de l&#8217;olivier</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yara El-Ghadban]]></category>

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		<description><![CDATA[Anthropologue, Yara El-Ghadban a étudié à Montréal et habite maintenant à Londres. Elle s'intéresse tout particulièrement à la culture du Liban, de la Palestine et de l'Afrique du Sud.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/YaraElGhadban.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4320" title="YaraElGhadban" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/YaraElGhadban.jpg" alt="" width="320" height="240" /></a>L&#8217;auteure</h4>
<p>Née en 1976, Yara El-Ghadban a étudié et vécu à Montréal. Elle habite à Londres. Anthropologue, elle poursuit des recherches sur la culture, l’identité et le rapport à l’Autre au Liban, en Palestine et en Afrique du Sud.</p>
<p>[<em>Tiré du site de l'éditeur</em>]</p>
<h4>L&#8217;ombre de l&#8217;olivier</h4>
<p>Une enfance palestinienne. Une voix se lève, convoquant la musique, la poésie, la guerre et la résistance. Yuryur aura bientôt dix ans. Née dans un pays de merveilles, bercée par les vagues du golfe Arabo-persique, elle vit à Dubaï une enfance heureuse où se mêlent le sel de la mer et la sauge du thé de Téta Hilweh, sa grand-mère, avec qui elle passe les étés au camp de réfugiés dans une Beyrouth que la guerre défigurera.</p>
<p><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/ombreolivier.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4324" title="ombreolivier" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/ombreolivier-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a>Conte d’amour, rite de passage, récit de retrouvailles et d’adieux, liens brisés et renoués au cœur même des fissures, <em>L’ombre de l’olivier</em> dresse le portrait d’une Palestine qui fascine.</p>
<p>[<em>Quatrième de couverture</em>]</p>
<h4>Revue de presse</h4>
<p>Une entrevue avec l’auteure à l’émission de radio Tam-Tam<br />
<a href="http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam--les-plus--de-rci/16-08_2011-04-07-l-ombre-de-l-olivier-de-l-auteure-yara-el-ghadban/" target="_blank"> http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam&#8211;les-plus&#8211;de-rci/16-08_2011-04-07-l-ombre-de-l-olivier-de-l-auteure-yara-el-ghadban/</a></p>
<p>Une entrevue avec l’auteure dans le cadre de l’émission <em>Aujourd’hui le monde </em>de Radio Ville-Marie<br />
<a href="http://aujourdhuilemonde.ca/index.php/afrique" target="_blank"> http://aujourdhuilemonde.ca/index.php/afrique</a></p>
<p>Un extrait du livre, lu, sur le blogue de l’auteure<br />
<a href="http://www.tropismes.org/?page_id=1390" target="_blank"> http://www.tropismes.org/?page_id=1390</a></p>
<p>L’auteure à<em> Des kiwis et des hommes</em><br />
<a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/des_kiwis_et_des_hommes/2011/document.asp?idDoc=149604" target="_blank"> http://www.radio-canada.ca/emissions/des_kiwis_et_des_hommes/2011/document.asp?idDoc=149604</a></p>
<p>Dany Laferrière s’entretient avec l’auteure<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=JIT3r7sRw_0" target="_blank"> http://www.youtube.com/watch?v=JIT3r7sRw_0</a></p>
<h4><strong>Bibliographie</strong><strong> </strong></h4>
<p><em>L&#8217;ombre de l&#8217;olivier<br />
</em>Yara El-Ghadban<br />
Mémoire d&#8217;encrier, 2011<br />
240 p.</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://memoiredencrier.com/ombre-de-lolivier-l/">http://memoiredencrier.com</a></p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>L’interrogatoire Pilate</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucie Renaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Repêchage]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si c’était vrai…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/pilate.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4332" title="pilate" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/pilate-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Fiction historique,</em><em> L’interrogatoire Pilate</em> nous propose de relire l’histoire de la résurrection de Jésus autrement. Non pas de façon poétique sublimée comme l’avait fait avec un certain succès Jean-François Beauchemin dans <em>Ceci est mon corps</em>, mais en partant d’un point de départ réel, les rouleaux sur lesquels ont été inscrits le compte rendu tenu à Capri par Tibère sur « l’affaire Jésus », découverts par l’archéologue britannique John S. H. Sonwat en 2001.  Le ton est donné par Mario Boivin dès le départ, qui trace les grandes lignes de cette découverte, avant de nous offrir un portrait des différents intervenants,  tant du côté des interrogateurs que des appelés.</p>
<p>Parmi ces derniers, on retrouve bien sûr Ponce Pilate, mais aussi son épouse Claudia (qui Jésus avait traitée et qui défend l’homme plus encore que le saint), centurion et décurion (qui, peut-être, n’ont pas fait leur travail correctement car, quand on l’a descendu de la croix pour le mettre au tombeau, Jésus était-il bel et bien mort?), Marie Madeleine (qui ne laisse planer aucun doute sur les liens rapprochés entretenus) et Saul de Tarse, pas encore devenu Paul, d’un cynisme parfois décapant.  « Ce matin-là, il ne voulait pas croire que le blasphémateur s’était relevé d’entre les morts. Il ne pouvait pas soupçonner qu’on avait emporté le corps de Bar Yossef. Aujourd’hui, il sait que Christus a marché pour se sortir de son tombeau. Caïphas ignorait que le blasphémateur n’a pas eu le cœur crevé ni les jambes brisées par vos légionnaires. »</p>
<p>Présenté plus ou moins comme une pièce de théâtre (avec didascalies), <em>L’Interrogatoire Pilate</em> questionne le lecteur, lui fait réaliser que, au fond, toute cette histoire de Sauveur et de foi n’est peut-être bien qu’une question de politique, de lutte de pouvoir, d’egos qui s’affrontent, qui tentent de démontrer sinon leur transparence du moins une certaine bonne volonté – histoire de ne pas se voir décapité par César. « De chaque issue de ce procès, je sortais perdant. Sachez-le, empereur », plaide Pilate.</p>
<p>Si, dans la première partie du livre, on peine un peu à adopter le rythme imposé par l’auteur, dans la seconde, on se laisse volontiers emporter, tentant d’en tirer nos propres conclusions, en réalisant que, toutes ces années, au fond, nous nous étions peut-être posé les mauvaises questions.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<em>L’interrogatoire Pilate</em><br />
Marie Boivin<br />
Lévesque Éditeur / Réverbération, 2011<br />
219 pages</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.levesqueediteur.com/l_interrogatoire_pilate.php">http://www.levesqueediteur.com</a></p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>Les coeurs tigrés</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Verstaen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Repêchage]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier roman historique foisonnant pour les curieux de médecine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/coeurs_tigres.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4316" title="coeurs_tigres" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/coeurs_tigres-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a>« J&#8217;étais à peine entré dans la salle des grandes urgences que déjà le diagnostic me sautait aux yeux.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Le malade suffoquait. À demi assis sur la civière, la tête tournée à droite, le visage angoissé et souffrant, il posait la main gauche sur son thorax découvert. Il fléchissait les jambes, sans doute pour mieux soutenir les muscles de la respiration. À son côté, une Augustine se penchait sur son bras droit pour y fixer la perfusion intraveineuse.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Je ne savais pas à ce moment que ce tableau reviendrait me hanter et resterait longtemps gravé dans ma mémoire. »</em></p>
<p>Le narrateur du premier roman d&#8217;Yves Morin nous raconte comment, en 1965, il a fait face à une nouvelle maladie mortelle. À l&#8217;époque, jeune cardiologue, il voit arriver dans la salle des hommes de jeunes malades, prostrés dans cette même position si particulière. Aidé d&#8217;un jeune interne français, Ernest Duplin, et de l&#8217;anatomopathologiste, Jean-Louis Malenfant, il tente de découvrir ce qui se cache derrière cette maladie : les différents symptômes, le traitement, mais surtout sa cause.</p>
<p>Ses journées sont aussi ponctuées régulièrement de petits entretiens avec sœur Sainte-Geneviève, l&#8217;officière responsable de la salle des hommes de l&#8217;Hôtel-Dieu. La sœur augustine aime perpétuer la tradition orale en racontant l&#8217;histoire de sa communauté. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle raconte à notre narrateur l&#8217;arrivée à Québec du docteur Jean de Bonamour, il y a trois siècles. Et ainsi lui fait découvrir que, premier médecin à avoir pratiqué à l&#8217;Hôtel-Dieu, lui aussi a été confronté à une nouvelle maladie en son temps.</p>
<p>Voilà un premier roman foisonnant ! L&#8217;histoire des Augustines au 17<sup>e</sup> siècle, la pratique de la médecine à cette époque et plus récemment dans les années soixante, tout cela semble richement documenté et est parfaitement rendu. (On s&#8217;y croirait !) Yves Morin, lui-même cardiologue, n&#8217;hésite pas à nous expliquer en détail les symptômes, les maladies, les traitements, sans que cela ne soit indigeste. Mais j&#8217;ai trouvé que ce roman est peut-être un peu trop long à arriver jusqu&#8217;à la solution qui s&#8217;esquissait depuis un moment. Un défaut largement compensé par tout ce que pourront y apprendre les amateurs de romans historiques ou médicaux !</p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<em>Les coeurs tigrés<br />
</em> Yves Morin<br />
Septentrion, Hamac classique, 2011<br />
452 pages</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3191">http://www.septentrion.qc.ca</a></p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;échappée des petites maisons</title>
		<link>http://larecrue.net/2012/02/lechappee-des-petites-maisons/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Repêchage]]></category>

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		<description><![CDATA[Un conte comme hommage à l'imaginaire de l'enfance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/petites_maisons.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4312" title="petites_maisons" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/02/petites_maisons-165x300.jpg" alt="" width="165" height="300" /></a>Que diriez-vous d&#8217;un roman aux allures de conte ? C&#8217;est l&#8217;exercice auquel  se livre Marjolaine Bouchard avec <em>L&#8217;échappée des petites  maisons</em>.</p>
<p>Moïra  est une jeune femme qui vit avec sa mère dans une maison isolée. Un jour, elle a  un accident et sa mère est découverte blessée dans sa maison. Un agent de police  interroge alors une Moira convalescente pour éclaircir les conditions de vie des  deux femmes et ce qui a pu mener à ce que la mère soit retrouvée mal en point  chez elle. Au chevet de cette jeune femme singulière, il est captivé par ses  récits et essaie de démêler le vrai du faux, histoire de percer quelques  mystères autour de ces deux femmes.</p>
<p><em>L&#8217;échappée  des petites maisons</em> est un livre captivant que j&#8217;ai lu très rapidement.  J&#8217;étais suspendu aux lèvres de Moïra qui raconte à sa façon les différents  événements familiaux et ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture. L&#8217;histoire  est bien conçue, avec une entrée en matière mystérieuse à souhait qui suscite  bien des interrogations. Une fois que les récits à tiroirs de Moïra  s&#8217;enchaînent, le lecteur veut connaître la vérité. Ou en tout cas ce qui se  cache derrière la vérité telle que décrite par la jeune femme.</p>
<p>Ce  roman écrit à la manière d&#8217;un conte se veut un hommage à l&#8217;imaginaire de  l&#8217;enfance et au jeu (le récit est parsemé de petits rébus). Moïra et sa mère  embellissent leur quotidien qui devient un monde fait d&#8217;aventures, de  personnages magiques et de beaucoup de magie. Mais n&#8217;allez pas croire que  l&#8217;enfance soit naïve. Comme souvent dans les contes, cette histoire est faite de  fausse innocence. Car n&#8217;oublions pas que les contes ne sont jamais gratuits  et entièrement roses. Ils cachent bien souvent une réalité sombre. La  présence d&#8217;un enquêteur auprès de Moïra est un signe qui ne trompe pas.</p>
<p>Marjolaine  Bouchard, déjà auteure de romans jeunesse, prouve avec <em>l&#8217;échappée des petits  maisons</em> que le saut vers la fiction pour adulte peut être fait avec  succès.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<em>L&#8217;échappée des petites maisons</em><br />
Marjolaine Bouchard<br />
Éditions de la Grenouillère, 2011<br />
170 pages</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.lagrenouillere.info">http://www.lagrenouillere.info</a></p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
	</item>
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		<title>Sans antécédents</title>
		<link>http://larecrue.net/2012/02/ca-ne-pouvait-que-mal-finir/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine Champagne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Repêchage]]></category>

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		<description><![CDATA[Un roman qui vous prend à la gorge dès le départ.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/sansantecedents.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4308" title="sansantecedents" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/sansantecedents-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>Sophie Bérubé, qui a porté plusieurs chapeaux depuis son entrée au Barreau en 1999, s’est surtout fait connaître des téléphiles, d’abord à titre de reporter pour la couverture d’affaires judiciaires puis en tant qu’animatrice, puisqu’elle anime <em>Sans filtre</em> depuis 2006. Auteure notamment d’un recueil d’entrevues, elle signe avec <em>Sans antécédents</em> son premier livre de fiction.</p>
<p>Roman qui vous prend à la gorge dès le départ parce qu’il met en scène deux individus au comportement pour le moins exalté, détachés de la réalité ou alors possédant une réalité bien à eux et à laquelle ils s’accrochent coûte que coûte, <em>Sans antécédents</em> a du rythme et propose une mécanique réussie.</p>
<p>C’est par la version de Thomas que s’ouvre le roman qui relate les hauts et les bas d’une histoire d’amour où tout va très vite, laquelle n’est pas dénuée de charme et de romantisme, mais qui plongera assez rapidement dans l’horreur. Le jeune libraire découvre en effet des failles de taille chez Roxanne, laquelle fait parfois preuve d’un comportement plus qu’erratique. Ceci ne pourra se terminer que par un drame à plus ou moins long terme, et c’est ce vers quoi la jeune auteure nous mène deux fois plutôt qu’une.En effet, dans la seconde partie du roman, c’est Roxanne qui raconte sa version des faits, de sa rencontre avec Thomas, de leurs jours idylliques jusqu’à ceux où rien ne va plus, en passant par un mariage qu’elle a soigneusement préparé, la grossesse tant attendue pour l’un et pour l’autre, la perte d’un des jumeaux,, la naissance provoquée de Mathilde, la guerre pour la garde de la petite et le comportement effarant de Thomas.</p>
<p>Sophie Bérubé a choisi de présenter la version de Thomas et celle de Roxanne, auxquelles elle a greffé à la toute fin des documents explicatifs. Comme si le lecteur était membre d’un jury et qu’il lui était demandé de poser un verdict à la lumière des éléments fournis, ce qui en soi, à mon avis, se révèle un habile exercice tout en mettant au jour des lacunes, le ton et l’écriture des deux protagonistes étant à peu de choses près identiques, et l’écriture factuelle et efficace, sans plus.</p>
<p>C’est donc avec entre les mains sa propre conclusion qu’on ferme <em>Sans antécédents</em>, roman cautionné par Marie-France Hirigoyen, qui a signé le bestseller <em>Le harcèlement moral</em> et l’écrivaine Kim Thúy, auteure de <em>Ru</em>, qui a connu le succès international que l’on sait. Sans toutefois pouvoir affirmer lequel des deux personnages est un manipulateur. Ou alors celui qui l’est le plus. C’est là le joli tour de force de Sophie Bérubé qui devrait trouver son style en appliquant les préceptes de Nicolas Boileau qui n’ont rien perdu de leur justesse malgré les siècles, maintenant qu’elle connaît la mécanique.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<em>Sans antécédents</em><br />
Sophie Bérubé<br />
La Goélette, 2011<br />
320 pages</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.editionsgoelette.com/1534-livre-romans-romans-sans-antecedents.html">http://www.editionsgoelette.com</a></p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
	</item>
		<item>
		<title>Yara El-Ghadban &#8211; Questionnaire</title>
		<link>http://larecrue.net/2012/02/yara-el-ghadban-questionnaire/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Yara El-Ghadban]]></category>

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		<description><![CDATA[Yara El-Ghadban répond au questionnaire de La Recrue.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/YaraElGhadban.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4320" title="YaraElGhadban" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/YaraElGhadban.jpg" alt="" width="320" height="240" /></a>Yara El-Ghadban répond au questionnaire de La Recrue.</p>
<p><strong>Quel m</strong><strong>é</strong><strong>tier r</strong><strong>ê</strong><strong>viez-vous d&#8217;occuper enfant?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>J&#8217;ai décidé à l&#8217;âge de sept ans que j&#8217;allais être musicienne et je ne me suis plus reposé la question avant la fin de mon baccalauréat en musique. La musique fait encore partie de ma vie. Je joue du piano et je suis anthropologue de la musique, ce qu&#8217;on appelle aussi l&#8217;ethnomusicologie. La magie de la musique, c&#8217;est qu&#8217;elle permet de tout dire, partager les expériences et les émotions les plus intimes, même les secrets, sans jamais dire un mot, sans s&#8217;exposer. Je parle bien sûr de la musique instrumentale. Par contre, vient un moment où l&#8217;on veut être plus intelligible, ne plus simplement s&#8217;exprimer mais poser des questions, réfléchir à voix haute, prendre position, raconter, et essayer d&#8217;imaginer avec autrui d&#8217;autres possibilités, d&#8217;autres vies. En rétrospective, je crois que c&#8217;est à ce moment que je me suis tournée vers l&#8217;écriture. Elle ne s&#8217;est pas substituée à la musique. En écrivant, j&#8217;ai l&#8217;impression de jouer autrement mon piano.</p>
<p><strong>Avez-vous un rituel d</strong><strong>’é</strong><strong>criture</strong><strong> </strong><strong>?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je suis une personne matinale. L&#8217;aube est mon moment préféré de la journée. J&#8217;ai l&#8217;impression que tout est possible. Je suis même un peu triste lorsque la lumière prend possession du ciel. Il m&#8217;arrive de me réveiller et de m&#8217;assoir pour écrire pendant que le soleil se lève et avant que les enfants ne se réveillent pour l&#8217;école. Entre 5 heures et 7 heures, je me sens inspirée. Les mots coulent&#8230; J&#8217;écris jusqu&#8217;au début de l&#8217;après-midi. Cela étant dit, j&#8217;ai toujours un carnet avec moi pour écrire peu importe où. Dans l&#8217;autobus, dans le métro, ou en avion. Mes textes académiques ainsi que mes textes de fiction ont tous commencé sur une page de mon carnet. Je rentre à la maison et retranscris à l&#8217;ordinateur, ça commence ainsi à prendre forme.</p>
<p><strong>Comment entrevoyez-vous la tension entre forme et fond</strong><strong> </strong><strong>? Vous </strong><strong>ê</strong><strong>tes plut</strong><strong>ô</strong><strong>t pr</strong><strong>é</strong><strong>occup</strong><strong>é</strong><strong>e par le style ou par le propos</strong><strong> </strong><strong>?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>En tant qu’anthropologue, je me suis beaucoup intéressée au style dans mes recherches. Dans quelle mesure les stratégies d&#8217;interprétation ou de composition que choisissent les musiciens de différentes origines mettent en relief leur vision, leurs positions politiques, leurs désirs, les rapports de pouvoir, les tensions entre les canons qu&#8217;ils tentent à la fois de maîtriser et de subvertir. Alors oui, quand je lis, je m&#8217;attarde beaucoup au style de l&#8217;auteur, la façon dont l&#8217;intrigue est déployée. Il y a des romans dont la structure même devient l&#8217;intrigue et qui révèle ainsi beaucoup sur l&#8217;univers intime de l&#8217;auteur, mais aussi sur le contexte dans lequel il vit. <em>Trou de m</em><em>é</em><em>moire</em> d&#8217;Hubert Aquin, construit autour de la forme de l&#8217;anamorphose, en est un exemple parfait. En général, j’apprécie les bons conteurs. Ceux qui ont un souffle spontané, fluide. Ceux que l&#8217;on peut quasiment imaginer dans un salon, entourés d&#8217;enfants. Je pense à <em>L&#8217;odeur du caf</em><em>é</em> de Dany Laferrière, ou à <em>Limonov</em> d&#8217;Emmanuel Carrère. J&#8217;apprécie la transparence et la simplicité. Rien de plus difficile que de raconter des histoires d&#8217;une grande humanité, et d&#8217;un grand lyrisme, de manière simple. Deux romans que j&#8217;ai lus récemment m&#8217;ont beaucoup impressionnée à cet égard: <em>Rosa Candida </em>d&#8217;Audur Ava Òlafsdòttir et <em>Il pleuvait des oiseaux </em>de Jocelyne Saucier. Je pense aussi au poème <em>Murale</em> de Mahmoud Darwich et au <em>R</em><em>é</em><em>citatif au pays des ombres</em> de Rodney Saint-Éloi. C&#8217;est le défi que je me suis donné en écrivant. C&#8217;est d&#8217;autant plus difficile de simplement écrire, lorsqu&#8217;on a appris d&#8217;abord à rédiger des textes académiques, qui, souvent, avouons-le, ne racontent pas, mais expliquent!</p>
<p><strong>Avez-vous un lieu privil</strong><strong>é</strong><strong>gi</strong><strong>é</strong><strong> pour </strong><strong>é</strong><strong>crire?</strong><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>L&#8217;histoire de ma famille est une histoire de déracinement, d&#8217;exil, ce qui a eu pour effet de nous disperser partout dans le monde et de faire de nous des voyageurs chroniques pour se retrouver durant le temps des fêtes ou de deuil. Et comme si ce n&#8217;était pas assez de déplacement ainsi, j&#8217;ai choisi des métiers, l&#8217;anthropologie, l&#8217;ethnomusicologie, l&#8217;écriture, qui me font aussi voyager. Je passe de longues périodes dans les avions. On se plaint souvent des heures interminables dans les sièges de l&#8217;avion, mais moi, je les adore! Ce sont les seuls moments où je me retrouve entièrement seule et sans distractions. Alors je sors mon carnet et j&#8217;écris. Je trouve que j&#8217;écris mieux dans l&#8217;avion, comme si le fait d&#8217;être en plein vol, au-dessus de toutes les frontières me libérait de toutes les pesanteurs. En avion, je n&#8217;ai pas d&#8217;identité. Je ne suis personne. Et pour l&#8217;amoureuse de l&#8217;aube que je suis, ce n&#8217;est qu&#8217;en avion que j&#8217;ai le privilège de voir l&#8217;aube se répandre pendant des heures.</p>
<p><strong>Quelle place la litt</strong><strong>é</strong><strong>rature qu</strong><strong>é</strong><strong>b</strong><strong>é</strong><strong>coise occupe-t-elle dans votre vie de lecteur/lectrice?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Je suis arrivée au Québec à l&#8217;âge de 13 ans, donc j&#8217;ai grandi ici, mais j&#8217;ai seulement commencé à vraiment comprendre le Québec lorsque je me suis mise à lire ses écrivains. J&#8217;ai un faible pour Gabrielle Roy dont l&#8217;écriture est un mélange exquis de force et de douceur, <em>Rue Deschambault</em>, surtout. <em>L&#8217;aval</em><em>é</em><em>e des aval</em><em>é</em><em>s </em>de René Ducharme m&#8217;a beaucoup marquée. Je m&#8217;intéresse aussi à ce que font mes contemporains. La littérature québécoise c&#8217;est aussi Yann Martel qui publie en anglais, Joséphine Bacon, Naomi Fontaine, Edem Awumey, Nadia Ghalem, et Davertige. Ce sont les univers autochtones, anglophones et immigrants. S&#8217;il y a un souhait que je voudrais partager, c&#8217;est celui de voir la définition de la littérature et de l&#8217;histoire et de la culture québécoises s&#8217;élargir pour inclure tous ces univers. En théorie, c&#8217;est le cas, mais dans la réalité, on a tendance à placer ces littératures dans le domaine de l&#8217;altérité. Alors qu&#8217;on se pose plus que jamais la question identitaire, et de l&#8217;avenir de la langue française, il n&#8217;a jamais été plus important de lire ces auteurs qui ont toute une autre expérience du passé et du présent du Québec et qui offrent des visions inédites de son avenir et celui de la langue française.</p>
<p><strong>Quel livre auriez-vous aim</strong><strong>é</strong><strong> </strong><strong>é</strong><strong>crire et pourquoi?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>Gouverneurs de la ros</em><em>é</em><em>e</em> de Jacques Roumain. C&#8217;est un grand livre. Un livre profondément humain. C&#8217;est l&#8217;amour et l&#8217;engagement, mais surtout l&#8217;espoir par-delà et malgré tout.</p>
<p><strong>Comment d</strong><strong>é</strong><strong>cririez-vous votre</strong><strong> </strong><strong>biblioth</strong><strong>è</strong><strong>que personnelle?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Plurielle, et chaotique, dont les livres les plus précieux sont aussi les plus en mauvais état. Je m&#8217;approprie entièrement mes livres. J&#8217;écris dedans, je les amène partout, de sorte qu&#8217;ils portent souvent des taches de thé, de café et parfois de maquillage. J&#8217;ai tendance à plier les coins des pages là où je trouve des phrases particulièrement sublimes, et à acheter plusieurs exemplaires d&#8217;un même livre que j&#8217;aime car je finis par donner mon exemplaire à des amis. Aussi parfois j&#8217;achète à l&#8217;avance celui d&#8217;un(e) auteur(e) que je prévois rencontrer lors d&#8217;un événement pour que je puisse lui en parler, et j&#8217;achète un deuxième exemplaire sur place pour qu&#8217;il ou elle me le fasse signer. J&#8217;ai des livres en français, en anglais et en arabe. Quelques romans, je les ai en plusieurs langues. Des  livres d&#8217;anthropologie, d&#8217;ethnomusicologie, de géopolitique et de philosophie d&#8217;un côté, et mes romans, recueils de poésie et de théâtre de l&#8217;autre. Et j&#8217;ai tendance à organiser la fiction par région géographique et les livres académiques par thématique. Mais bon, les livres gardent rarement leur place. Il y en a généralement plusieurs sur mon bureau, un autre groupe au chevet du lit, et le reste se promène assez régulièrement d&#8217;une étagère à l&#8217;autre, et d&#8217;une sacoche à l&#8217;autre. Aussi il m&#8217;arrive souvent de citer des écrivains en exergue dans mes textes académiques, alors mes romans préférés se retrouvent parmi les ethnographies. En rangeant ma bibliothèque lorsque j&#8217;ai déménagé au Royaume-Uni, j&#8217;ai découvert que je n&#8217;avais quasiment pas de fiction étasunienne bien que je lis énormément d&#8217;anthropologues américains. Vous ne trouverez  pas non plus, sauf exception, de polars ni de science-fiction. J&#8217;aimerais bien combler ces lacunes.</p>
<p><strong>Avez-vous fait lire votre manuscrit </strong><strong>à</strong><strong> des proches avant sa publication</strong><strong> </strong><strong>? Vous inqui</strong><strong>é</strong><strong>tez-vous de leur regard sur votre </strong><strong>œ</strong><strong>uvre</strong><strong> </strong><strong>?</strong><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Oui, je partage régulièrement des extraits de mes textes en chantier, incluant le manuscrit de <em>L&#8217;ombre de l&#8217;olivier </em>avec un cercle intime d&#8217;amis, dont l&#8217;opinion m&#8217;importe. Certains sont de grands lecteurs, d&#8217;autres sont des écrivains et des chercheurs. C&#8217;est une habitude qui vient sans doute de l&#8217;anthropologie où les textes sont régulièrement discutés et évalués par les pairs avant la publication. La fiction ne suit pas la même logique que la littérature scientifique. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;évaluer la validité d&#8217;une thèse, mais de partager un univers. Et cet univers, il faut le protéger avant de l&#8217;exposer, lui donner le temps de naître, et de prendre forme avant de le présenter à un lecteur. Alors, je fais lire, mais pas tout.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que l&#8217;</strong><strong>é</strong><strong>criture vous apporte? Quelle est sa place dans votre vie?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Il m&#8217;est difficile d&#8217;imaginer ma vie sans l&#8217;écriture, la lecture, et la musique (les trois sont inséparables). J&#8217;ai trop de questions sans réponses, trop de choses à dire, et trop d&#8217;images et d&#8217;expériences que je voudrais partager. C&#8217;est à la fois une partie fondamentale de mon identité, une forme de catharsis et ma façon d&#8217;être avec les autres, d&#8217;être dans le monde.</p>
<p><strong>Y a-t-il une citation que vous pourriez consid</strong><strong>é</strong><strong>rer </strong><strong>ê</strong><strong>tre votre maxime?</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>Je suis celui que l</em><em>’</em><em>on d</em><em>é</em><em>signe comme </em><em>«</em><em> le po</em><em>è</em><em>te de la Palestine </em><em>»</em><em>. </em><em>…</em><em> </em></p>
<p><em>Mais moi, lorsque j</em><em>’</em><em>ai chant</em><em>é</em><em> en prison ma nostalgie du caf</em><em>é</em><em> et du pain de ma m</em><em>è</em><em>re, je n</em><em>’</em><em>aspirais pas </em><em>à</em><em> d</em><em>é</em><em>passer les fronti</em><em>è</em><em>res de mon espace familial. </em><em>…</em><em> Que pouvais-je contre le fait que mon histoire individuelle, celle du grand d</em><em>é</em><em>racinement de mon lieu, se confondait avec celle d</em><em>’</em><em>un peuple?</em><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Mais je sais aussi </em><em>…</em><em> qu</em><em>’</em><em>il y a pire que [la po</em><em>é</em><em>sie politique] : l</em><em>’</em><em>exc</em><em>è</em><em>s et le m</em><em>é</em><em>pris du politique, la surdit</em><em>é</em><em> aux questions pos</em><em>é</em><em>es par la r</em><em>é</em><em>alit</em><em>é</em><em> et l</em><em>’</em><em>Histoire et le refus de participer implicitement </em><em>à</em><em> l</em><em>’</em><em>entreprise de l</em><em>’</em><em>espoir.</em><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Mahmoud Darwich<em>, </em>poète<em>. La terre nous est </em><em>é</em><em>troite, </em>1999<em>.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
	</item>
		<item>
		<title>Février 2012 – Mot de la rédactrice en chef</title>
		<link>http://larecrue.net/2012/02/fevrier-2012-%e2%80%93-mot-de-la-redactrice-en-chef/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucie Renaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mot de la rédactrice en chef]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand, le 31 janvier dernier, on a dévoilé la liste des titres finalistes du Prix des libraires du Québec, je me suis réjouie. Bien sûr, parce que tout ce qui touche le livre québécois de près ou de loin vaut la peine d’être célébré. Mais surtout parce que, sur les cinq retenus cette année, trois sont des premiers ouvrages et qu’un autre est le deuxième roman de l’une de nos recrues coup de cœur, Jean-Simon Desrochers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je l’admets volontiers. Quand, le 31 janvier dernier, on a dévoilé la liste des titres finalistes du Prix des libraires du Québec, je me suis réjouie. Bien sûr, parce que tout ce qui touche le livre québécois de près ou de loin vaut la peine d’être célébré. Mais surtout parce que, sur les cinq retenus cette année, trois sont des premiers ouvrages – <em>Arvida </em>de <a href="/2011/10/arvida/">Samuel Archibald</a>, <em>La marche en forêt </em>de <a href="/2011/07/catherine-leroux-la-marche-en-foret/">Catherine Leroux</a> et <em>Hongrie-Hollywood Express </em>d’<a href="/2011/08/hongrie-hollywood-express/">Éric Plamondon</a> – et qu’un autre, L<em>e sablier des solitudes</em>, est le deuxième roman de l’une de nos recrues coup de cœur, <a href="/2010/03/la-recrue-du-mois-de-mars-2010-jean-simon-desrochers-la-canicule-des-pauvres/">Jean-Simon Desrochers</a>. Cette liste démontre quatre fois plutôt qu’une que la jeune littérature québécoise (et les maisons d’édition qui choisissent de la défendre) se porte très bien; mieux, qu’elle rejoint – enfin – ses lecteurs.</p>
<p>En plein hiver québécois, nous avons pensé vous offrir un peu de soleil. Notre recrue du mois, <em>L’ombre de l’olivier </em>de <a href="/2012/02/yara-el-ghadban-lombre-de-lolivier/">Yara El-Ghadban</a>, paru chez Mémoire d’encrier, nous mène entre autres à Dubaï, dans l’univers de Yur-Yur, 10 ans qui, comme toutes les petites filles de son âge, doit apprivoiser certains changements, mais aussi vivre avec certains questionnements liés aux lieux et aux circonstances. « Et même si la guerre est là, si la mort rôde ou emporte des êtres chers, la vie est plus belle et plus forte que tout. Tel est, peut-être, le message de Yuryur à ceux d’ailleurs qui posent un regard sur cette portion du monde qui voudrait tant connaître la paix », conclut notre collaboratrice Christine Champagne. L’auteure nous confie quant à elle dans ses réponses à notre <a href="/2012/02/yara-el-ghadban-questionnaire/">questionnaire </a>: « Il m&#8217;est difficile d&#8217;imaginer ma vie sans l&#8217;écriture, la lecture, et la musique (les trois sont inséparables). J&#8217;ai trop de questions sans réponses, trop de choses à dire, et trop d&#8217;images et d&#8217;expériences que je voudrais partager. C&#8217;est à la fois une partie fondamentale de mon identité, une forme de catharsis et ma façon d&#8217;être avec les autres, d&#8217;être dans le monde. »</p>
<p>Nous vous proposons en repêchage un roman historique qui nous permet de plonger dans l’univers médical du Québec,<em> Les Cœurs tigrés </em>d’<a href="/2012/02/les-coeurs-tigres/">Yves Morin</a>, ainsi qu’une fiction historique, <em>L’Interrogatoire Pilate </em>de <a href="/2012/02/l’interrogatoire-pilate/">Mario Boivin</a>, qui offre une lecture intéressante des quelques semaines ayant suivi la résurrection de Jésus. Dans des registres entièrement autres, vous craquerez peut-être pour <em>Sans antécédents</em> de <a href="/2012/02/ca-ne-pouvait-que-mal-finir/">Sophie Bérubé</a>, au rythme particulièrement haletant ou encore pour <em>L’échappée des petites maisons</em>, un roman de <a href="/2012/02/lechappee-des-petites-maisons/">Marjolaine Bouchard</a> aux allures de conte.</p>
<p>Qui a osé prétendre que février était le mois le plus long de l’année?</p>
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		<series:name><![CDATA[Février 2012]]></series:name>
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		<title>Des nouvelles comme autant d’extraits de films</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine Champagne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eveline Mailhot]]></category>

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		<description><![CDATA[Éveline Mailhot signe un premier recueil de nouvelles volontairement décousu, en hommage au cinéma.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui aime les nouvelles qui vont de A à Z sans retours en arrière seront déroutés par <em>L’amour au cinéma</em>, un recueil de huit nouvelles signé Éveline Mailhot, mettant en scène des personnages aux prises avec des situations qui ne nous sont pas présentées dans l’ordre chronologique. Cette façon de faire bouscule qui s’attend à autre chose, mais ravira les cinéphiles qui trouveront dans ce processus quelques familiarités avec le septième art.</p>
<p>Les nouvelles s’ouvrent donc sur des scènes qui ne mènent pas nécessairement à un dénouement, mais qui, dans la plupart des cas, en expliquent les prémices. J’avoue avoir aimé ce choix de l’auteure, même si je n’ai pas été emballée par la totalité des nouvelles ni touchée par tous ses personnages. L’idée de les installer dans le feu de l’action ou au cœur même d’une situation sans nous présenter d’abord les intervenants, en faisant des lecteurs des témoins, permet —  quand c’est bien fait, et c’est le cas ici — de créer une synergie personnages/lecteurs des plus réussies.</p>
<p>Il est ici question du sentiment amoureux et d’intimité, mais de loin, l’auteure ayant choisi de rester à la surface des choses comme si elle avait eu une caméra entre les mains. On peut apprécier ou pas. Malgré une écriture alerte et imagée, qui laisse suffisamment de place au lecteur pour qu’il puisse imaginer ce qui est tu et qui se trame entre les scènes décrites, on pourra par contre reprocher l’absence d’un fil conducteur autre que la forme et le faux thème de l’amour suggéré par le titre.</p>
<p>Je retiendrai plutôt l’idée d’un recueil volontairement décousu, sorte de clin d’œil au cinéma, dont le résultat semble correspondre au projet initial de l’auteure, mais qui demeure un exercice.</p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
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		<title>Travelling avant</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucie Renaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eveline Mailhot]]></category>

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		<description><![CDATA[Des scénarios fragmentés pour un recueil cohérent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous ne l’admettront peut-être pas mais, à un moment ou un autre, parfois avec un plaisir coupable, parfois de façon totalement assumée, nous avons cédé aux charmes de la comédie romantique. Qu’elle soit grinçante ou relève du conte de fées importe peu, elle nous permet de décrocher d’un quotidien qui nous étouffe ou de croire une seconde qu’amour peut rimer avec toujours. Dans ce premier recueil de nouvelles, Eveline Mailhot fait voler en éclats, avec un apparent malin plaisir, les poncifs du genre, en nous proposant des personnages d’une confondante banalité qui, au fil de scènes, sous des cadrages  et points de vue narratifs divers, révèlent leur densité.</p>
<p>Ainsi, « Le mari abandonné » devient de plus en plus troublé – et troublant – au fil des pages alors que le nymphomane de la deuxième nouvelle  se voit emporté par une spirale descendante frisant le pathétisme. Les héroïnes de « Le charme d’Agnès » et de l’éponyme « L’amour au cinéma » s’apprivoisent comme deux facettes d’un même prisme. « Face à la mer », premier de deux récits de vacances, d’une maîtrise remarquable, non dépourvu d’une certaine tendresse, s’inscrit en opposition totale avec  « Les joueurs fatigués », blasés, insipides, presque insupportables. « Après la course » me laisse encore perplexe. Quel lien le blessé entretient-il en réalité avec la sœur de son amoureuse?  Après lecture, impossible de trancher. La vie n’est-elle pas au fond une série de flous assumés et de fondus enchaînés? « Une petite partie de l’histoire de Freddy », dernière nouvelle, peut-être la plus achevée du recueil, nous offre un souvenir d’enfance,  touchant et douloureux, sombre et lumineux, dans lequel les livres jouent un rôle essentiel, tout comme l’apprentissage des codes de l’amitié.</p>
<p>Une plume à surveiller.</p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
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		<title>Tranches de vie</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Mailloux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eveline Mailhot]]></category>

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		<description><![CDATA[On y rencontre tour à tour son voisin, sa mère et son ami d’enfance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À mille lieues du roman Arlequin, <em>L’amour au cinéma</em> met en scène des personnages très humains qui se révèlent peu à peu au lecteur. On y rencontre tour à tour son voisin, sa mère et son ami d’enfance. Chacune des huit nouvelles d’Eveline  Mailhot frappe par son originalité et son réalisme saisissant. Courtes et simples, elles mettent en relief des scènes tirées de la vie de tous les jours, sur lesquelles on ne s’attarde pas assez souvent.</p>
<p>Elles témoignent  toutefois d’une réflexion approfondie sur le sens et l’origine des actions, des choix, des comportements des personnages, comme si chaque tranche de vie avait le goût de toutes celles mangées avant. Simple, mais réfléchi et ce, sans qu’on ne perde le fil. Des petites histoires qui nous livrent des secrets bien gardés.</p>
<p>Par contre, le style alourdit parfois le texte, surtout quand le personnage qui raconte l’histoire change soudainement ou quand il y a trop de titres. Le concept me plaît beaucoup en théorie. Pourtant, dans ce cas, cela cause une cassure dans le texte et brise le rythme naturel de l’histoire. Ceci m’a dérangée lors de la lecture et pour cette raison, j’ai préféré les histoires plus simples, sans trop de fioritures. L’auteure pourrait se laisser aller plus librement, son talent manifeste n’a pas besoin de se cacher derrière trop de figures de style.</p>
<p>Ma préférée reste la dernière, <em>Une petite partie de l’histoire de Freddy</em>.</p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
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		<title>L’amour sans cynisme</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Paquette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eveline Mailhot]]></category>

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		<description><![CDATA[Une écriture juste, avec des touches d’humour, et un regard rafraîchissant sur l’intimité et l’amour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a la charmante Agnès, dont le célibat perpétuel intrigue ses proches. Il y a aussi Florent, qui réclame la sœur de sa copine &#8211; plutôt que sa copine elle-même &#8211; après avoir eu un accident. Puis il y a la petite fille qui ne veut déplaire à personne, et surtout pas à son ami Freddy.</p>
<p>Avec ce recueil de nouvelles, Eveline Mailhot plonge dans l’intime sans s’embarrasser de cynisme, ni d’idées préconçues. L’amour n’y est pas systématiquement triomphant pour autant et, de toute façon, on s‘intéresse peu à son accomplissement ici : ce sont ses subtilités, ses détours, ses ambiguïtés qui habitent le texte. À cet égard, on apprécie la multiplicité des points de vue, qui fournit différents éclairages sur une même relation, voire une même scène. Les personnages &#8211; hommes, femmes et enfants &#8211; sont présentés sans pudeur, mais avec nuance et humour. Le découpage cinématographique constitue également une belle trouvaille, permettant des allers-retours temporels très utiles pour la compréhension de l’histoire et des protagonistes.</p>
<p>Si elle parle de l’Amour (et de ses échecs, et de ses fantasmes…), l’auteure explore aussi la relation amicale et fraternelle; surtout, elle montre que l’intimité, sous toutes ses formes, est d’abord une affaire d’intuition et d’ouverture envers l’autre. Dans la touchante « Face à la mer », la petite Magali fait d’emblée confiance à Catherine, même si elles viennent de se rencontrer. De la même façon, la jeune femme de « L’amour au cinéma »  questionne la nouvelle idylle de son ami et finit par avouer, au sujet de ce dernier : « Je ne pourrais pas dire pourquoi lui. Sauf que, quand on est ensemble, j’ai l’impression qu’il ne nous manque rien. »</p>
<p>L’écriture d’Eveline Mailhot est fluide et juste.  L’amour lui va bien. Vivement la suite.</p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
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		<title>La vraie vie, mode d’emploi</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mylene Durand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eveline Mailhot]]></category>

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		<description><![CDATA[ « C’est comme dans un film que j’ai vu l’autre jour… » ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les huit nouvelles de <em>L’amour au cinéma</em> nous présentent des êtres familiers, qui se cherchent, remplis de désirs, de peurs, aux prises avec des non-dits, des situations de malaise, des envies refoulées, etc. Les rendez-vous manqués, les drôles de <em>timing</em>, les coïncidences ou ce que nous appelons des signes, tous ces petits détails qui arrivent pour de vrai, dans la vie, nous en retrouvons ici, et cela fait du bien ! La première nouvelle, par exemple, « Le charme d’Agnès », met en scène une célibataire tellement endurcie que son état matrimonial anime les discussions de tous ses proches. On se rend compte, plus on avance dans le récit, que l’opinion des autres ne reflète pas la réalité et que peut-être qu’ « Agnès n’a tout simplement jamais rencontré quelqu’un assez sûr de ce qu’il veut pour la convaincre que c’est ce qu’elle veut aussi ».</p>
<p>Nous voilà dans l’univers de <em>L’amour au cinéma</em>, où il est question de vie amoureuse, de vie tout court aussi, le tout empreint d’humour et avec un ton juste : la narration est fluide, naturelle, crédible. L’amour est le thème principal, recherché et espéré par la plupart des personnages, ce qui donne lieu à des situations comiques ou plus dramatiques. Certains trouvent l’amour, d’autres non… certains, aussi, sont capables de rire d’eux-mêmes. Finalement, c’est un livre sur la nature humaine. En ce sens, et même si certaines nouvelles tombent plus à plat, le pari est réussi.</p>
<p><em>L’amour au cinéma</em> est aussi un livre qui respire ; parfois le lecteur se prend à sourire, rire, grincer des dents et réfléchir : les récits nous renvoient à nos propres désirs, notre propre intimité, nos décisions importantes et sur nos priorités en général. Ce que nous croyons savoir s’avère parfois faux… et nous sommes perdus. Ce premier recueil de nouvelles nous donne beaucoup à lire entre les lignes, en plus de nous faire sourire :</p>
<p>« Il le savait, il n’était pas un nymphomane, vu que les hommes ne peuvent pas être nymphomanes, vu que c’est une maladie de femmes, vu que les hommes ne sont jamais malades de sexe, mais seulement en appétit, et que de toute façon, étymologiquement parlant, ça ne s’applique pas. Mais, par-dessus tout, Steve K. n’était pas un nymphomane parce qu’il arrivait toujours, par une ruse qu’on lui avait inculquée très jeune, à ne pas donner suite à ses envies. »</p>
<p>Ne pas donner suite à ses envies, plusieurs personnages de <em>L’amour au cinéma</em> savent ce que c’est. Car s’il est question d’amour dans ces nouvelles, il est bien sûr aussi parfois question de déception, d’amours avortés… Nous voilà dans un univers nuancé, bien loin d’un certain type de cinéma par ailleurs, auquel parfois nous aspirons, comme un rêve impossible. Certains personnages sont assez pathétiques, incapables qu’ils sont de faire face à ce que nous appelons la vraie vie. Pourtant, parfois, il arrive que quelque chose se produit, des moments inoubliables qui nous font dire : « C’est comme dans un film que j’ai vu l’autre jour. »</p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
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		<title>Eveline Mailhot &#8211; L&#8217;amour au cinéma</title>
		<link>http://larecrue.net/2012/01/eveline-mailhot-lamour-au-cinema/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eveline Mailhot]]></category>

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		<description><![CDATA[Eveline Mailhot a 32 ans et vit à Montréal. Elle nous propose <span style="font-style:italic;">L’amour au cinéma</span>, un recueil de nouvelles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2011/12/Eveline_Mailhot.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4240" title="Eveline_Mailhot" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2011/12/Eveline_Mailhot.jpg" alt="" width="320" height="240" /></a>L&#8217;auteure</h4>
<p>«J’ai grandi à Montréal-Nord dans une famille qui m’a tout donné. J’ai oublié quel était le premier livre qui m’a provoquée, mais c’était avant même l’<em>Avalée des avalées</em> et <em>Le Père Goriot</em>. J’ai toujours passé une bonne partie de mes nuits à regarder de très bons films, mais encore plus de mauvais. J’ai étudié la philosophie à Montréal, à Bruxelles et à Paris. J’ai appris là-bas à quel point je venais d’ici. J’ai la chance d’avoir des amis qui me font rire et qui n’ont pas peur de sortir de chez eux.»</p>
<p>Eveline Mailhot a 32 ans et vit à Montréal. <em>L’amour au cinéma</em> est sa première publication. [<em>Les Allusifs</em>]</p>
<p><em>Crédit photo : Jean-François Hétu</em></p>
<h4>L&#8217;amour au cinéma</h4>
<p><em>L’amour au cinéma</em> est un recueil de nouvelles explorant diverses facettes de l’intimité et du sentiment amoureux. Surtout réalistes, parfois fantaisistes, les récits mettent en scène des personnages d’hommes et de femmes à l’origine et au parcours différents, mais tous à la recherche d’ampleur dans leur vie. Toujours empreintes d’humour, sans être anecdotiques, ces nouvelles racontent les aventures de personnages ordinaires, imparfaits, mais attachants, qui sont transformés par des rencontres ou bouleversés par des événements troublants. À travers elles, ils font face à leurs désirs et leurs insécurités, dans un mélange fascinant de refoulement et de lucidité. Dans une époque contemporaine plutôt sombre et marquée de cynisme, les histoires de ces personnages offrent un éclairage sur<a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/amour_au_cinema.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4244" title="amour_au_cinema" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/amour_au_cinema-180x300.jpg" alt="" width="180" height="300" /></a> l’ambiguïté constante des sentiments. Elles s’intéressent à ce qui nous fait agir, en révélant avec dérision, notre difficulté à nous connaître nous-mêmes et à accepter l’intimité avec les autres. Dans un style qui oscille entre ce qui est dit et ce qui est suggéré, l’auteure cherche à représenter comment l’intimité des relations familiales ou amoureuses, forcée par l’histoire commune, peut être tissée de non-dits, de frustrations et d’amour.</p>
<p>[<em>Quatrième de couverture</em>]</p>
<h4>Revue de presse</h4>
<p>Une entrevue avec l’auteure publiée sur <em>Ma demoiselle à Montréal</em><br />
<a href="http://www.mademoiselleamontreal.com/2011/12/portrait-de-femme-eveline-mailhot.html" target="_blank"> http://www.mademoiselleamontreal.com/2011/12/portrait-de-femme-eveline-mailhot.html</a></p>
<p>« Eveline Mailhot réussit le tour de force d&#8217;être à la fois aérienne et précise, toujours à l&#8217;affût du détail qui dit tout, et livre avec finesse et doigté 140 pages d&#8217;espoirs déçus, d&#8217;amours naissantes et de désirs insatisfaits. »<br />
La critique de Josée Lapointe de <em>La Presse</em><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/critiques-de-livres/201112/23/01-4480466-damour-et-dintimite.php" target="_blank"> http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/critiques-de-livres/201112/23/01-4480466-damour-et-dintimite.php</a></p>
<p>Raphaëlle Rerolle du journal <em>Le Monde</em> parle du livre à l’émission<em> Les liaisons heureuses </em>sur France Inter<br />
<a href="http://www.franceinter.fr/emission-les-liaisons-heureuses-anne-wiazemsky-et-gilles-leroy" target="_blank"> http://www.franceinter.fr/emission-les-liaisons-heureuses-anne-wiazemsky-et-gilles-leroy</a></p>
<h4><strong>Bibliographie</strong><strong> </strong></h4>
<p><em>L&#8217;amour au cinéma<br />
</em>Eveline Mailhot<br />
Les Allusifs, 2011<br />
160 p.</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.lesallusifs.com/livres/livre.php?id=095">http://www.lesallusifs.com</a></p>
]]></content:encoded>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
	</item>
		<item>
		<title>Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps</title>
		<link>http://larecrue.net/2012/01/les-bonnes-filles-plantent-des-fleurs-au-printemps/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie Tetreault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Repêchage]]></category>

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		<description><![CDATA[Des portraits sombres mais réussis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/bonnes_filles.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4291" title="bonnes_filles" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/bonnes_filles-181x300.jpg" alt="" width="181" height="300" /></a>Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps</em> dépeint des femmes de tous âges, qui tentent tant bien que mal de vivre un quotidien paisible et heureux. Malheureusement, elles n’y arrivent pas, pour plusieurs raisons : suicide, peine d’amour, décès de la personne aimée, etc. Alors que le titre laisse croire à de belles histoires à l’eau de rose, il en est tout autrement. Ces femmes ressentent parfois un vide intérieur, parfois une douleur indescriptible qui rend leur vie lourde à certains moments de leur existence. <em>Les bonnes filles plantent des fleurs au</em> printemps est donc en quelque sorte un livre sombre, où le lecteur constatera qu’il n’y a pas d’âge pour se sentir triste et désemparé. On découvre également que malgré toute l’expérience acquise au cours d’une vie, le sentiment de douleur profonde se vit de la même manière à 20, 40 ou 70 ans.</p>
<p>Dans son premier livre, Claudia Larochelle manie de façon spectaculaire les émotions. Dans chacune des nouvelles qui regroupent <em>Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps</em>, le lecteur peut ressentir les faiblesses et la sensibilité des personnages. Bien que le recueil de nouvelles peut  plaire aux hommes, il intéressera davantage les femmes, qui pourront reconnaître une partie de leur passé dans le vécu des personnages. Cela n’empêchera certainement pas les hommes curieux de dévorer chacune des histoires et de plonger dans la tête des femmes. Claudia Larochelle donne l’impression d’être la porte-parole de toutes les femmes et de raconter la vie, la vraie, sans censure.</p>
<p>Un livre qui saura toucher par les mots et qui réussira même à soutirer des larmes aux lecteurs.</p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<em>Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps<br />
</em>Claudia Larochelle<br />
Leméac, 2011</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.lemeac.com">http://www.lemeac.com</a></p>
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		<series:name><![CDATA[Janvier 2012]]></series:name>
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		<title>J&#8217;étais si bien</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claudio Pinto</dc:creator>
				<category><![CDATA[Repêchage]]></category>

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		<description><![CDATA[Rendez-vous manqué.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/etaissibien.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4285" title="etaissibien" src="http://larecrue.net/wp-content/uploads/2012/01/etaissibien-220x300.jpg" alt="" width="220" height="300" /></a>On vient de diagnostiquer à une photographe et mère de trois enfants un cancer en stade avancé. Ses enfants et son conjoint sont les principaux témoins de l&#8217;évolution de la maladie. Ce livre, séparé en deux parties, est narré dans la première partie par la défunte, dans la seconde par le conjoint, chacune à la première personne.</p>
<p>Le texte débute gravement, solennellement même, par l&#8217;annonce de la maladie. Les premières pages sont d&#8217;intérêt; on ressent la profondeur du mal, l&#8217;angoisse de la mort et l&#8217;inquiétude des proches de la malade. Tout ceci retient le lecteur, jusqu&#8217;à l&#8217;apparition de dialogues assez plats (entre mère et médecins, mère et enfants), qui achoppent le rythme et tempèrent l&#8217;intérêt du récit. Les phrases, écrites correctement, s&#8217;enchaînent bien, et ce malgré une certaine absence de style et de musicalité, qui atteint son apogée dans certains passages dans lesquels la sentimentalité enveloppe l&#8217;esprit-même du récit. Sans le recours d&#8217;un regard poétique sur la gravité du drame – un drame intérieur a priori –, les tentatives d&#8217;analyses de l&#8217;auteure sur la vie et la mort semblent manquer de saveur.</p>
<p>L&#8217;écriture en mode masculin de la deuxième partie ne convainc qu’à moitié, celle au féminin, plus maîtrisée, permettant de glisser mieux dans le personnage de l&#8217;héroïne. Pourtant, le sujet est pertinent, de même que l&#8217;idée d&#8217;une structure en deux parties. Malheureusement, plusieurs passages volent au lecteur le plaisir d&#8217;un effort d&#8217;imagination, comme en témoigne cet extrait à la page 50 : « Je veux du temps pour voir mes enfants apprendre à lire, les aider à déchiffrer les lettres et à réaliser toute la liberté que procurent la lecture et l&#8217;écriture, faire les devoirs et les leçons avec eux pour les observer évoluer intellectuellement et les sentir se détacher de leur grande dépendance envers moi. Je veux me chicaner avec eux pour ensuite goûter la douceur de nos réconciliations. » Une impression de rendez-vous manqué…</p>
<p><strong>Bibliographie</strong><br />
<em>J&#8217;étais si bien<br />
</em>Nathalie Babin-Gagnon<br />
Éditions Sémaphore, 2011<br />
175 pages</p>
<p>Site de l&#8217;éditeur : <a href="http://www.editionssemaphore.qc.ca/Nathalie_Babin-Gagnon.html">http://www.editionssemaphore.qc.ca</a></p>
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